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Pour elle, elle a les attentions d’une amie et s’accorde le droit d’être tout ce qu’elle peut être. plus...
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Histoire
Hymne à la féminité
Delance commercialise des montres suisses haut de gamme créées uniquement pour
les femmes.
Symbole de féminité, la montre Delance est reconnaissable
par sa forme en losange.
Toujours la même, elle est personnalisée subtilement
pour chacune et reflète ainsi discrètement l'histoire
unique de la femme qui la porte. |
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Giselle Rufer à Macolin, Suisse |
Constituée d'éléments interchangeables elle évolue au gré des saisons et des
désirs de sa propriétaire.
La Delance est le "taliswoman" des femmes qui prennent leur
destin en main.
Un après-midi à Macolin
Le café but, Giselle Rufer me fait visiter son appartement
– taches de couleurs sur fond blanc et abricot – dans lequel
se trouve les deux bureaux de son entreprise virtuelle qu’elle
partage avec trois collaboratrices. Une pièce pour organiser
le travail et préparer les montres dans le calme et la lumière
et l’autre à l'ombre équipée d’ordinateurs, de fax et d’imprimantes.
«Je ne voulais pas d’ordinateur partout, ça charge l’atmosphère.»
Entreprise virtuelle
Car dans ces lieux, elle ne fabrique rien, mais coordonne
avec son équipe tout le processus, de la commande à la
vente en
passant par la fabrication des boîtiers, le sertissage,
le polissage. C’est là qu’elle prépare ses dossiers, peaufine
ses campagnes, ses voyages avec conférences aux quatre
coins
de la planète pour vendre sa montre, sa création.
Une montre femme
«J’ai voulu une montre pour les femmes qui veulent changer
le monde, une sorte de signe de reconnaissance, une manière
de savoir qui on est. Je voulais aussi donner l’image d’une
femme bien qui ne plie pas. Et puis je voulais faire quelque
chose de beau pour ma fille et ma petite-fille, mes chefs-d’œuvre.
Les deux premières montres ont été faites pour ma mère
et ma fille. »
Une montre symbole
Cet objet doit donc être doté d’une grande force symbolique:
le losange, forme féminine par excellence, la boucle de
l’infini qui lie le féminin et le masculin pour l’éternité.
A midi,
on trouve le nord, l’eau, la féminité, à six heures, c’est
le sud, le soleil, le feu du masculin. Carol Gygax, la
designer, fera le reste.
L'aventure horlogère
Dans un sourire lumineux, elle poursuit le récit de son aventure
horlogère. « Je me lance en 1996, bien qu’à la Foire de
Bâle, l’année précédente, des professionnels bien intentionnés
aient essayé de me décourager en me disant qu’il fallait
des millions
de francs pour lancer une montre. Je suis toujours là,
sans
millions. J’ai été aidée par la fondation Genilem, et j’ai
reçu de nombreux prix d’excellence. Et l'organisation de
la distribution est en cours. Cela prend beaucoup plus
de temps
que prévu.»
Pourquoi Delance?
Une aventure enracinée dans l’histoire familiale. Un père André Fridelance,
décédé à trente-deux ans alors qu’elle en avait sept, lequel
aimait les beaux boîtiers made in CH qu’il livrait place Vendôme
à Paris. Il voulait lancer sa propre marque. Au moment du choix
d’un nom pour sa création, la mère de Gisèle lui suggèrent
de nommer sa montre Delance, en guise de filiation et d’hommage.

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La famille de Giselle Rufer, ses parents, ses frères et soeurs et leurs
enfants. C'est dans leur amour et leur soutien qu'elle
puise sa force et son
inspiration. |
Telle mère, telle fille
Filiation toujours: « Ma mère a le sens inné du beau, de l’élégance. Elle a
créé une boutique d'art de la table à Porrentruy en 1949 "A la Perle" qui existe toujours. J'ai grandi dans les belles choses et j’ai toujours aimé
harmoniser les couleurs, bricoler, créer, peindre, dessiner.»
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Le sens artistique est inné dans la famille de Giselle Rufer. Sa mère chantait
et sa fille danse.. |
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En effet Rachel Rufer, est première danseuse "Aux Grands Ballet Canadiens de Montréal" |
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A cela s’ajoute une force et une indépendance peu communes du côté des femmes
de la famille. «Des artistes, des hôtelières, des bouchères,
des femmes qui vendaient, menaient leur barque. Au fond, je
remarque que les femmes qui m’ont précédée étaient libres et
entreprenantes et pas soumises du tout.» Quant à sa fille Rachel,
petit rat de l’Opéra de Paris, elle est aujourd’hui une étoile
brillant au firmament des Grands ballets canadiens de Montréal.
« Peu de danseuses ont ce niveau d’excellence en Suisse. Elle
est superbe.»
Extrait de "Histoires et visages de femmes en Suisse" un livre de Florence Hervé et Brigitte Mantilleri
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