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Au coeur de la montre

Giselle Rufer, conférencière internationale

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Nicole Logelin
 

Pour elle, elle a les attentions d’une amie et s’accorde le droit d’être tout ce qu’elle peut être. plus...

 
     

Histoire

Hymne à la féminité

Delance commercialise des montres suisses haut de gamme créées uniquement pour les femmes.

Symbole de féminité, la montre Delance est reconnaissable par sa forme en losange.

Toujours la même, elle est personnalisée subtilement pour chacune et reflète ainsi discrètement l'histoire unique de la femme qui la porte.

 
Giselle Rufer à Macolin, Suisse

Constituée d'éléments interchangeables elle évolue au gré des saisons et des désirs de sa propriétaire. La Delance est le "taliswoman" des femmes qui prennent leur destin en main.

Un après-midi à Macolin

Le café but, Giselle Rufer me fait visiter son appartement – taches de couleurs sur fond blanc et abricot – dans lequel se trouve les deux bureaux de son entreprise virtuelle qu’elle partage avec trois collaboratrices. Une pièce pour organiser le travail et préparer les montres dans le calme et la lumière et l’autre à l'ombre équipée d’ordinateurs, de fax et d’imprimantes. «Je ne voulais pas d’ordinateur partout, ça charge l’atmosphère.»

Entreprise virtuelle

Car dans ces lieux, elle ne fabrique rien, mais coordonne avec son équipe tout le processus, de la commande à la vente en passant par la fabrication des boîtiers, le sertissage, le polissage. C’est là qu’elle prépare ses dossiers, peaufine ses campagnes, ses voyages avec conférences aux quatre coins de la planète pour vendre sa montre, sa création.

Une montre femme

«J’ai voulu une montre pour les femmes qui veulent changer le monde, une sorte de signe de reconnaissance, une manière de savoir qui on est. Je voulais aussi donner l’image d’une femme bien qui ne plie pas. Et puis je voulais faire quelque chose de beau pour ma fille et ma petite-fille, mes chefs-d’œuvre. Les deux premières montres ont été faites pour ma mère et ma fille. »

Une montre symbole

Cet objet doit donc être doté d’une grande force symbolique: le losange, forme féminine par excellence, la boucle de l’infini qui lie le féminin et le masculin pour l’éternité. A midi, on trouve le nord, l’eau, la féminité, à six heures, c’est le sud, le soleil, le feu du masculin. Carol Gygax, la designer, fera le reste.

L'aventure horlogère

Dans un sourire lumineux, elle poursuit le récit de son aventure horlogère. « Je me lance en 1996, bien qu’à la Foire de Bâle, l’année précédente, des professionnels bien intentionnés aient essayé de me décourager en me disant qu’il fallait des millions de francs pour lancer une montre. Je suis toujours là, sans millions. J’ai été aidée par la fondation Genilem, et j’ai reçu de nombreux prix d’excellence. Et l'organisation de la distribution est en cours. Cela prend beaucoup plus de temps que prévu.»

Pourquoi Delance?

Une aventure enracinée dans l’histoire familiale. Un père André Fridelance, décédé à trente-deux ans alors qu’elle en avait sept, lequel aimait les beaux boîtiers made in CH qu’il livrait place Vendôme à Paris. Il voulait lancer sa propre marque. Au moment du choix d’un nom pour sa création, la mère de Gisèle lui suggèrent de nommer sa montre Delance, en guise de filiation et d’hommage.

 

  La famille de Giselle Rufer, ses parents, ses frères et soeurs et leurs enfants. C'est dans leur amour et leur soutien qu'elle puise sa force et son inspiration.

 

Telle mère, telle fille

Filiation toujours: « Ma mère a le sens inné du beau, de l’élégance. Elle a créé une boutique d'art de la table à Porrentruy en 1949 "A la Perle" qui existe toujours. J'ai grandi dans les belles choses et j’ai toujours aimé harmoniser les couleurs, bricoler, créer, peindre, dessiner.»

 

  Le sens artistique est inné dans la famille de Giselle Rufer. Sa mère chantait et sa fille danse..     En effet Rachel Rufer, est première danseuse "Aux Grands Ballet Canadiens de Montréal"  

 

A cela s’ajoute une force et une indépendance peu communes du côté des femmes de la famille. «Des artistes, des hôtelières, des bouchères, des femmes qui vendaient, menaient leur barque. Au fond, je remarque que les femmes qui m’ont précédée étaient libres et entreprenantes et pas soumises du tout.» Quant à sa fille Rachel, petit rat de l’Opéra de Paris, elle est aujourd’hui une étoile brillant au firmament des Grands ballets canadiens de Montréal. « Peu de danseuses ont ce niveau d’excellence en Suisse. Elle est superbe.»

 

Extrait de "Histoires et visages de femmes en Suisse" un livre de Florence Hervé et Brigitte Mantilleri

 

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